Déterrer la hache de guerre. Une brève histoire de la lutte contre le FN à Toulouse.

Publié sur IAATA le 4 avril 2017

S’opposer au FN, à Toulouse comme ailleurs, c’est s’opposer à l’Etat et aux partis politiques successifs qui ont crée les conditions nécessaires à son avènement. C’est également lutter contre une mentalité réactionnaire en pleine expansion.
Dans la région, la lutte contre le FN est historique et s’est développée au moment de la création du parti. Bref retour en arrière.

MàJ : Il semblerait que Marine Le Pen renonce à son meeting à Toulouse. La cause officielle n’a pas été donné. La cause officieuse serait une trop faible participation à un meeting surmédiatisé car ayant lieu à une semaine du 1er tour. Il ne faudrait pas qu’il y ait plus de monde dehors que dedans.
Cette actualité ne change rien au propos du texte, qui parle de s’organiser contre le FN d’une manière générale et pas à propos d’une manifestation en particulier.

Contre le FN et son monde.

Le dimanche 15 avril le Front National de Marine Le Pen devait organiser un meeting de campagne au Zénith de Toulouse, qui finalement est déplacé à Perpignan. Ce sera, pour elle, la dernière ligne droite électorale à deux semaine du premier tour des présidentielles. Avant de conclure sa campagne à Paris le 17 avril puis à Marseille le 20 avril.

Malgré ses diverses tentatives pour redorer son image, le Front National reste un parti raciste, nationaliste, sexiste, capitaliste. Il fait porter aux immigré-es, aux précaires et aux exclu-es la responsabilité d’un système économique structurellement inégal. Il cultive l’image d’une France blanche et chrétienne, organisée autour de valeurs traditionnelles au sein de laquelle celles et ceux qui ne correspondent pas aux normes en vigueur n’ont pas leur place.

Ceci n’est qu’un bref résumé de l’abject programme du Front National. Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, il semble nécessaire de s’opposer à la tenue de ces meetings, de prendre parti contre cette campagne.
Car plus qu’à un parti politique, c’est à une mentalité réactionnaire en pleine expansion que nous avons à faire. C’est à une tentative de conquête de l’hégémonie culturelle par l’extrême droite qu’il faut s’opposer. Bref, à l’heure actuelle, les tenant-es de l’ordre, policier-ères en tête, se sentent pousser des ailes. [lire la suite]

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